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CEBEDEAU • La Terre nous parle. L'eau, elle, enregistre tout.

Le 5 juin, c'est la Journée Mondiale de l'Environnement et nous prenons le temps de poser les mots justes et de vous dire ce qu'on lit chaque jour dans l'eau que nous analysons.

La Terre nous parle. L'eau, elle, enregistre tout.

La Terre a commencé à nous parler. La question est : est-ce qu'on écoute ?

Le 5 juin, c’est la journée mondiale de l’environnement et, en tant que centre d'étude et d'expertise sur l'eau, autant dire que l'environnement, c'est une notion au cœur de notre travail et de notre raison d'être. Mais avant d'aller plus loin, posons-nous une seconde : de quoi parle-t-on vraiment ?

Parce qu'à l'heure actuelle, le mot "environnement" est partout : politisé, instrumentalisé, parfois vidé de son sens. La mésinformation règne et s'accompagne de son lot de peurs et d'incompréhension. Pourtant, la définition est là, dans le Larousse, sobre et implacable : "Ensemble des éléments (biotiques ou abiotiques) qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins."

Ce qui définit l'environnement, ce n'est pas tant la liste de ses composants que celui qui les vit. Celui qui foule la terre, respire l'air, se nourrit. C'est là qu'est sa simplicité. Mais cet ensemble d'éléments est immense, interconnecté, en mouvement perpétuel. C'est là que réside sa complexité.

L'eau, notre terrain de jeu depuis plus de 70 ans, en est peut-être l'illustration la plus saisissante. Elle peut être une composante de l'environnement ou un environnement à part entière, selon qui la regarde : un ingénieur, un pêcheur, ou la faune d'un cours d'eau. Elle régule le climat, transporte les nutriments, dilue ou concentre les polluants. Et ce qu'elle contient dit tout de l'état du monde : des microplastiques dans les nappes phréatiques, des PFAS dans l'eau du robinet, des perturbateurs endocriniens là où on ne les attendait pas. L'eau ne ment pas. Elle garde une trace de tout.

Il est également bon de rappeler qu’un changement dans l'environnement d'un être peut mener à sa disparition. Ce n'est pas une métaphore, c'est la réalité biologique des choses. Et c'est précisément pour ça que notre mission restera toujours celle-ci : construire un monde accueillant et bénéfique pour chacun, grâce à une compréhension et une gestion raisonnée de nos ressources en eau.

En cette journée toute particulière pour nous, peut-être pourrions-nous prendre une minute pour ressentir l'air qui parcourt notre peau, écouter le chuchotement des feuilles - le psithurisme d'une forêt proche pour les plus poètes d'entre nous- ou le grondement des moteurs, sentir l'odeur des sureaux en fleur ou de l'essence, selon l'endroit où nous nous trouvons. Ces éléments sont une part essentielle et constitutive de notre environnement et ils nous parlent, si on accepte de les écouter.

La Terre envoie des signaux. Dans l'eau que nous analysons chaque jour, nous les lisons clairement : des rivières qui réchauffent, des nappes qui se vident, des polluants émergents qui s'invitent là où on ne les attendait pas. La question que la Journée Mondiale de l'Environnement 2026 nous pose, quel signal allons-nous lui renvoyer ? , est aussi la nôtre.

Et notre réponse, au CEBEDEAU, se construit chaque jour, un projet à la fois.

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